« La Pangolinéide »

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QUE CEUX QUE LE TITRE CHOQUERAIT, qui craindraient de trouver ici, dans la manie actuelle, quelque trace de complotisme ou de négation de la réalité de la maladie, soient rassurés. Rien de tout cela !

Mais l’Homme, dans sa vanité, s’est trouvé bien désarmé face cette épidémie. N’en avions-nous pas connues auparavant ? Notre mémoire personnelle est devenue bien courte à l’ère de google…

Que faire, face à l’hubris de l’Homme qui se croit maître de la Création au point de la détruire et qui a pris à la lettre le verset de la Genèse (1,28) : « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la! Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se déplace sur la terre » ? Quelle autre solution que de rendre la parole aux animaux ?

C’est dans la plus pure tradition burlesque, en 576 alexandrins, que Jean-François Lattarico – italianiste dont les traductions des tragédies baroques italiennes en français sont reconnues – a composé cette brève « épopée héroï-comique » dont Pangol est le Héros.

En voici un avant-goût :

Chant II,
I
L’on connaît les desseins d’une humanité rance :
Se défaire partout – dans les champs, dans les villes,
Sur les cinq continents, du Japon à la France –
Des hôtes de ces bois et des mers et des îles.
Les animaux dès lors, dans un état de transe,
Réunis en synode, ou mieux en grand concile,
Prirent comme arrêt que, tous deux vêtus de lin,
Dame Chauve-Souris s’unisse à Pangolin.
II
Si l’arrêté fut lu en un plaisant sabir,
L’unique objet fut bien de revoir pacifiée
La terre ravagée, souffrant mille martyrs.
Peu enclin de nature à se simplifïer,
Pangolin exulta à l’idée de s’unir
– poussé par ses pairs à qui il voulut se fier –
À un être de nuit quand lui vit au grand jour.
L’espoir enfin naquit d’un bel été d’amour.

XII
L’ardeur de Pangolin en étonna plus d’un.
Les cochons et les boucs, et même les lamas
(Qui apprirent l’exploit), les putois et les daims
N’en crurent pas leurs yeux. Le château proclama
L’heureux événement qui allait du destin
Bouleverser le cours. La chambre s’anima :
Il a suffi de peu, pas une heure de plus,
Le soir même Bernie accoucha d’un virus.

 

 

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